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 Tbaikha, tbaykha ( tbikha ) plat typique du terroir bônois, à base de légumes d'automne, composé de tous les légumes frais de l'automne , de légumes secs et de ( khlie ou gueddid ) viande confite ou séchée et particulièrement de bouchnef, variété de bettes sauvages à l'aspect velu ou de selg à défaut ( bettes ).
Tbaikha est composée de cardes, pommes de terre, navets, chou facultatif, certains en mettent ,carottes, bouchnef ( bettes sauvages ), pois chiches, fèves sèches et haricots blancs secs, viande confite traditionnellement !
Cette tbaikha ou tbaykha diffère totalement de celles des autres régions du pays, publiée en 2008, ( recette inédite ) sur mon premier site inactif actuellement !


Ingrédients
Viande confite si vous pouvez en disposer ( klie )
1 oignon émincé
500 g de cardes arabes ( sauvages ) de préférence pour plus de goût
200 g de carottes nouvelles
200 h de beaux navets tendres et non fibreux
1 grosse botte de bettes sauvages ( bouchnef ) ou selg arabe ( bettes sauvages )
2 à 3 pommes de terre
1/2 chou moyen
1 bouquet de coriandre fraîche
1 poignée de fèves sèches trempées la veille
1 poignée de pois chiches trempés la veille
1 poignée de haricots blancs trempés la veille
1 grosse cs de concentré de tomate
4 à 5 gousses d'ail pilées
1 piment
1/2 tasse à café d'huile




Préparation
Commencer par nettoyer les légumes 
éplucher, gratter, ôter les fils des cardons, puis rincer les légumes
les couper en gros tronçons, les bettes grossièrement hachées


 Préparation
faire revenir la viande confite avec l'oignon et un peu de coriandre fraîche ciselée pour plus de goût  dans l'huile
allonger à niveau d'eau
ajouter les légumes secs et les cardes qui mettent du temps pour cuire
couvrir et laisser mitonner

A mi-cuisson des les légumes secs et cardes, ajouter
les carottes et le reste des légumes dans l'ordre du plus plus long à cuire au plus tendre pour finir avec les bettes
ajouter la tomate et l'ail écrasé
saler
couvrir et laisser cuire à point
La sauce doit être réduite
servir parsemé de coriandre fraîche et du pain maison cuit au four ou du matloue !


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Dans cet article, je vais vous parler de nos anciens bijoux ancestraux bônois,
je narre des faits réels, du vécu et non des bribes colportées çà et là car je suis née dedans .
le bijou bônois est particulier par rapport au reste des bijoux Algériens , il y a des similitudes dans le nom et la forme parfois, le bijou bônois est fait d'or et de pierres précieuses, lorsqu'il y a de l'argent, il est toujours associé à l'or et chutes de diamant ou de saphir blanc, zmord et yacout, jade, jais et corail.
Certains assimilent les bijoux bônois au bijoux berbères ce qui est absolument faux, les berbères sont partout en Algérie, je dirais même et sans aucun doute qu'ils sont les premiers habitants du pays, où ils ont trouvé des africains déjà sur place dans le sud d'après une étude allemande,  ce qui est une réalité , descendants de vandales et de phéniciens d'après mes fouilles et recherches mais ils n'étaient pas riches pour posséder de l'or et autres bijoux précieux,

l'origine du bijou bônois est juifs bônois,  ottomane, byzantine , islamique ( Baghdad )  et invasion des musulmans d'Espagne !

Plusieurs de ces bijoux sont encore préservés par les vieilles familles bônoises et sont légués aux enfants, certains héritiers partis vivre ailleurs se sont désintéressés ou non par la force des choses et ont préféré vendre leur patrimoine ancestral arguant qu'ils ne sont plus d'époque et c'est dommage car ces trésors sont d'un raffinement difficile à reproduire!
Beaucoup reviennent à nos us et coutumes qui restent particuliers et bien typiques car le milieu pur bônois est très conservateur et tient à ses racines!
Tant que les familles procédaient aux unions entre communauté pure bônoise, les mêmes bijoux circulaient, puis de part les alliances avec d'autres communautés , il y a eu une sorte de confusion  et de clochardisation des codes citadins bônois, grâce aux études  et au monde du travail, les couples  se sont formés et mélangés, chacun apporte ses traditions et l'on a assisté à des mélanges  et cassures avec les traditions bônoises ancestrales nonobstant tout ce que l'on puisse en dire, on reste une classe à part, fière et individualiste !
Les appellations des objets ont changé, les sources ne sont pas toujours authentiques, les informations captées et colportées çà et là par bribes par des personnes qui ne connaissent pas le milieu authentique bônois ou des photos prises sur le net et dont ils ne savent même pas souvent les origines et les fonctions qui en fin de compte est d'origine ottomane qui il faut le dire sont à l'origine de la civilisation culturelle du pays ainsi que les byzantins, arabes venus de Baghdad du temps des califats sans oublier les vandales et les phéniciens ainsi que les comptoirs carthaginois le long des côtes bônoises.

 Beaucoup qui se servent de mes contenus aussi, les récits narrés au fil du temps depuis 12 ans sur les réseaux sociaux, FB,  sur mes blogs, il faut savoir aussi que je suis propriétaire de 4 blogs et un site fermé , en ont fait des livres et des articles sur les quotidiens tel que le soir d'Algérie, wikipépia et j'en passe .

Je ne vais pas entrer dans le détail des origines bônoises, mais je m'arrête aux bijoux et à mon vécu, étant d'origine pure bônoise issue d'une des plus grandes familles du côté père et mère, le côté paternel fut très aisé et était des intellectuels et de riches importateurs des pays du maghreb, les vestiges sont encore là ,  et donc les bijoux et pièces précieuses on en a porté dès notre jeune âge, car grand-mère était une grande détentrice des traditions us et coutumes sans conteste !

Ma famille maternelle n'était pas des moindres non plus.
Lors de nos fêtes de mariage, ma famille nous faisait portait ses propres bijoux et attirail vestimentaire, ils louaient seulement le service de la machta Missa ( habilleuse, maquilleuse et accompagnatrice d'apparats ) que pour s'occuper de nous .

Je commence par la tenue de la mariée d'antan, qui devait passer par multiples étapes avant le jour d’apparat ( tesdira ),  article à venir!

Donc avec ses habits ornés et brodés richement de fatla ou de 3ali,  fil d'or , on procède au port de bijoux. je commence par les vieux bijoux, car il a été introduit d'autres plus tard .

Toutes les photos signées sont ma propriété nous y figurons , et ne voudrions pas être reconnues .

Désolée pour la signature un peu trop évidente, on se sert généreusement chez moi sans me citer

déjà parlé des coiffes, dlela et chéchia ici 

A noter que ni raacha, ni zinet el khad et ni la ktina ou qtina ne sont indispensables mais ne sont que fantaisies  rien de plus qu'on fait monter selon les moyens et le gabarit des vieilles familles.


Dléla, d'apparat ou coiffe  du quotidien, de forme trapézoïdale confectionnée à base de cuir ou de carton rigide recouvert de satin et non de velours, incrustée de pièces d'or, louis ou soltani avec une pièce centrale faites médaillon et de tebrouri ( nfoussi ) (perles de culture minuscule extrêmement rare  jawher nfoussi ) , une rangée de louis ou de soltanis liés en eux en croisillons de nfoussi ,en écailles de poissons ( kchour el hout ) , maintenue grâce à des attaches de fil qitane ou kitane trempé dans l'or jadis, elle est posée sur une kofia de percale tissu en coton ( tobi ) qui empêche qu'une fois posée, la coiffe ( dléla ne glisse), puis vient le kob, sorte de bonnet en velours brodé d'or, qui sera bourré  d'étoffe pour maintenir la forme de dléla sur lequel vient s'appliquer la dléla et garde sa forme de trapèze, elle sera attachée à l'arrière autour du kob par les attaches en fil doré ( kitane )et une tasriha tall viendra camoufler les attaches et le sommet de dléla !

la dlela du quotidien est plutôt un grand cône recouvert de satin bleu ciel en général posée au centre de la tête avec un petit cône en or posé à son sommet, ( kambou3a ) maintenue de kitane épais ' gros fil trempé dans de l'or ), viennent se poser un petit  jbin ou deux en bas de la coiffe et c'est selon les moyens des familles, c'est la coiffe du quotidien  des jeunes épouses, car jadis, on se couvrait la tête, jamais la tête nue.

des temporaux ( chawchna ) faits de perles nfoussi ( tabrouri ) en 4 rangs par colonne, traditionnellement, il y a deux colonnes chacune d'entre elles comporte des tfefahs , ( petites pommettes ) ou boules en filigrane grosses comme un gros pois chiche  et des hlelettes ( bijou en forme de croissants en or filigrané ), cette chawchna peut être faite en 4 colonnes de chaque côté  ' double chawchna ) des tempes pour les plus aisées et se fixe grâce à des mkhatefs ( crochets en or filigrané en forme de coeur généralement.
Il faut savoir et c'est important de le noter aussi,  que certaines familles utilisent des louis pour le centre de whawchna, extrémités et mkhatefs qu'elles faisaient monter, la whawchna a plus de valeur ainsi car plus chère  !!!

Une ktina, bijou en or, composé de deux à 3 rangs de chaîne à larges maillons  avec à ses extrémités des crochets faits de plus ou moins grandes plaques carrés ou triangles ciselées et incrustées ou non de zmord ( saphir blanc )ou yacout (émeraude ), parfois du corail rouge ou rose.
cette qtina ou ktina se posait jadis autour de la dléla au sommet pour dégager sder ( buste de la mariée ) ainsi on pouvait remarquer tous les bijoux portés au cou , et aussi pour montrer zinet el khad .
par la suite, certains l'ont portée suspendu de part et d'autre autour du visage.

Une anecdote à ce sujet, on dit de quelqu'un qtina bla mkhatefs, lorsque celui ci est complètement avachi ou affalé et râleur à tout bout de champ, car la ktina une fois posée dans son coffret est complètement étalée du fait des maillons larges qui "s'affalent "

Zinet el khad, fine chaîne en or, avec à ses extrémités des mkhatefs ( crochets), et de motifs en or montés au gré de l'humeur de la famille au nombre de deux, l'un à 10 cm environ d'un des crochets et l'autre pour venir basculer la chaîne d'un côté car lourd et la chaîne remonte le long de la joue .
les crochets ' mkhatefs ' de zinet el khad sont accrochés , l'un presqu à l'arrière d'un côté et l'autre vers l'avant de dléla, ainsi on remarque zinet el khad d'un côté plus qu'un autre !
Ceci est pour corriger ce qui se fait actuellement.
Reste le jbin ' diadème en or ou en argent incrusté de pierres précieuses ( diamants pour les nantis qu'ils font monter) ou chutes de diamants que les bijoutiers récupèrent après la taille de diamants, il n'était pas posé obligatoirement, çà alourdit la dléla encore plus et camoufle la coiffe qui est en elle même somptueuse.

Raacha, bijou à ressorts en or composés de deux fleurs stylisées ou petits oiseaux, longs de 10 cm environ, placés au sommet de dléla ou chéchia et qui suit le mouvement de la tête

Dléla est portée le jour d'apparat de la mariée et au telet ( 3ème jour après les noces ) en grande pompes, qui consiste à faire porter à la mariée toutes ses tenues lourdes d'apparat, et ces tenues sont accompagnées de la dléla pour coiffe; vient ensuite le tour de gandoura katifa , pièce maîtresse du trousseau vestimentaire de la mariée qui est portée en dernier avec laffa !

La dléla est aussi portée nhar seba3, 7ème jour après les noces grande cérémonie de tehzima , qui consiste à faire nouer ou fixer la mahzma , ceinture en louis d'or par un petit garçon pour la bonne augure. La mariée est parée de tekhlila à 7 reprises et à chaque fois d'une couleur différente, elle porte la dléla, la dernière fois elle est ceinturée et considérée comme maîtresse de maison à part entière!

Khareja , c'est une cérémonie où la nouvelle mariée est présenté lors des fêtes mondaines par sa mère généralement ou par la belle mère, une sortie en grand apparat, où elle est accueillie en grandes pompes aux fêtes où elle va, par les fkirettes, une machta l'accompagne, toutes cette cérémonie est organisée à l'avance en demandant l'autorisation de l'organisatrice de la fête où on est invitée si çà n'est pas quelqu'un de la famille proche, car la khareja couvre et prend sur le temps réservé à la fête, en général, on attend qu'un membre des la famille se marie, frère ou soeur, cousin et cousines
 , cette cérémonie de khareja coûte cher d'où la prise en charge par la maman de la mariée sauf si la belle famille est aisée.
La khareja n'assite qu'aux grandes cérémonies pour faire son entrée dans le monde !

Par contre, çà n'est pas obligatoire vu le coût déboursé à la machta ' maquilleuse, habilleuse et accompagnatrice de la mariée ou du mtaher d'ailleurs ) et des fkirettes qui sont payées pour l'accueil et la cérémonie du changement de tenues !

A noter aussi que lors de la préparation du lit de noces des nouveaux mariés avant la consommation, le jour du frech et en présence de la maman et des tantes de la mariée qui font le lit des mariés , sont présentes les membres de la belle famille, au final, un petit garçon est roulé sur le lit, tradition qui dit que les époux auront un garçon pour premier enfant , mais bon !!!

pour l'anecdote, lorsqu'on est en tenue d'apparat, notre tête se penche en avant et c'est toujours la machta qui nous la redresse, on a l'impression qu'on nous enfonce un énorme clou dans la tête tellement çà fait mal de porter cette coiffe jadis !!

Laffa, chéchia , chawchna w jbin w mharems hrir bel ftoul hrir barchem , est une coiffe conique, faite de cuir ou carton rigide, recouverte de satin bleu ciel traditionnellement incrustée de soltani, louis, avec un médaillon sert de filigrane et jawher nfoussi ( tabrouri ), une kambouaa , petit cône en son sommet en or, maintenue par un khayt kitane, posée sur un foulard soie et fil d'or ( mharems hir dhab ) )en soie véritables avec à ses bords crocheté au fil de soie fin ( hrir barchem ) des ftouls, une bande au crochet sur laquelle sont suspendus des très longs fil libres du même fil de soie !
Ce foulard se pose sur une kofia en percale ( tobi), pour tenir le foulard en soie afin qu'il ne glisse pas ! Ce foulard ( mharems ), ne sont pas noués comme dans l'Algérois, mais maintenus grâce à des aiguilles à pointe en perles jadis tout autour de la tête de façon à lâcher les franges du bord un peu , quelques fils pas des paquets de fils , comme ce que l'on voit de nos jours, la laffa est posée en retrait du front, on pose dessus la chéchia sur le côté bien penchée vers l'arrière et non au sommet de la tête "kel bouq" et on continue la pose des mharemes, le fil qui maintient la chéchia doit être camouflé, autour du front, vient se placer le jbin ( diadème ) et il doit suivre le mouvement de la laffa, c'est à dire, penché et non droit !
Laffa, peut être portée sans chawchna, juste chéchia posée sur mharma et zinet el khad au quotidien, comme déjà précisé, on ne restait pas tête découverte!

La nouvelle mariée peut assister aux fêtes en statut de khareja à plusieurs reprires même enceinte de son premier enfant, pendant sa première année sa maman peut en disposer comme elle le souhaite pour l'emmener aux grandes fêtes familiales ou même sa belle bère, quant à la laffa, on la porte durant des années, il n'y a pas de limites tant qu'on possède l'attirail en question, j'avais plus de quinze et maman portait laffa, moi même je l'ai portée alors que mes enfants étaient aussi grands, 
on porte par la suite la chawchna w jbin, ou jbin seul, 

Une anecdote de mémé
grand mère disait à maman et à ses filles, qui ne voulaient porter laffa, bel kaffara matokherjou rousskom fratess ,  yekhi douzène teena mahazaytech mharma w rorht notlob wrassek w rabi 3aychek  , elle intrangisante lorsqu'il s'agissait de traditions !.  

Pour revenir à la coiffe ( dlela ), elle fut parfois portée avec ou sans mharems ( foulards ), avec chawchna en été au quotidien.

Nos grands mères ont porté jusqu'à leur mort chéchia , grand cône du quotidien, recouvert de velours 3ennebi ( grenat foncé ) avec à son sommet une kambou3a dhab, cône plus petit en or , cette coiffe est maintenue de 3lej louis, lanière en kitane ( fil d'or ) sur lequel sont cousus des louis d'or .
le 3lej louis est réservé aux dames âgées . ( lien qui maintient le cône sur la tête en ruban noir en satin ou du quitane sur lequel on coud des louis d'or .

Pour le khalkhal , bijou en or massif en forme de serpent que l'on porte aux chevilles, il est à noter que l'on fait porte une paire à chaque cheville à la mariée, khalkhal bou ratlaynes jadis, car ce bijou pesait 1 kg d'or !

le rdif, autre bijou en or lisse et simple d'aspect beaucoup plus lourd que le khalkhal conventionnel en anneaux avec des extrémités plates carrées ou rondes plutôt qu'une tête de serpent, il peut dépasser le kg d'or,

Autres bijoux

 khayt errouh, se porte autour du cou chez les bônois

Lorsque je parle de bônois, je vise les authentiques citadins de la ville de Annaba! العاءلات العريقه




echiir, ras du cou  ou plus long avec des gros motifs en or rappelant la forme de l'orge avec un carré ou rectangle central souvent incrusté de pierre précieuses enfilés sur un ruban en satin noir ( debla  ou montés sur un fil de corail ou tabrouri ( nfoussi ) photo dessous .

chentouf , collier court avec des louis et motif , khmoss et poissons pour conjurer le mauvais oeil en or suspendu à une chaîne sautoir, se porte autour du cou contrairement au madbah qui est plus volumineux et finit par des mkhatefs pour l'accrocher, sur photo dessous ( grand mère ), le sautoir fut porté seul plus tard.


Dléla d'apparat et du quotidien



charket essfayehs b chamssettes hjar ( médaillons incrustés de chutes de diamants et assez grosses perles de culture ), elle peut être courte ou assez longue et dans ce cas, on l'accroche gràce à des mkhatefs sous les épaules de part et d'autres du cou.


 khayt jawher bel wasstats dhab ( collier de plusieurs rangs de perles , jawher nfoussi et louis bou 3achra central encerclé de filigrane et deux bou rab3a ou bou 3achra sur les côtés encerclés ou non de filigrane, les petites perles sont séparées à intervalles réguliers par de minuscules tfefahs en or massif ) photo en dessous

madbah, chaine ouvragée à laquelle sont suspendus des louis d'or, et des doublons sertis au filigrane avec un grand médaillon central et des mkhatefs, s'accroche plus bas que le skhab.



lawh , bijoux et tenue qu'on a prêté à une belle fille Française



 Rdif dhab aux pieds de ma tante , laffa, zinet el khad, khayt jawher, echiir, chentouf sur chaine sautoir,madbah, lawh et skhab, mahzma doublon, grand père, tante 9 ans, papa 11 ans,  gandoura katifa génois , dfer hssak sghar, wech 3andi fik ( manchettes ) b tejyiba



khayt louis, chaine en or massif où sont suspendus des colonnes de louis avec aux extrémités des petits poissons ou khomssetes en or, sur 1ère photo  de mémé, ici on voit khayt jawher, khayt louis, echiir, madbah, et les skhabs

ellawh,  grosse pièce plate en or massif pur en filigrane , incrustée ou non de rubis ou émeraude au centre , bijou très lourd que l'on suspendait au kitane ( gros fil d'or tressé )dans le temps, ou à un long rang de perles. Il rappelle le talmud, au dessus . photo au dessus et dessous

Pour skhab et si on porte deux celui au perles et celui à l'ambre, on alterne les motifs , ils sont composés de hssaks ,  de louis , parfois même des soltanis ou de grosses tfefahs en filigrane avec mkhatefs et pendentifs centraux assortis, ils peuvent être en argent et or incrustés de chutes de diamants ou mê de grosses tfefahs en filigrane ! photo ci dessous , perles et ambre .

skhab jawher , pareil que celui à l'ambre mais là on utilise des perles ( jawher nfoussi ), qui sont de minuscules perles.

Alors les skhabs sont composés soit de louis d'or , hssaks or ou hjars, ( argent et or incrustés de pierres précieuses ) ou de hssaks et wasta, ils peuvent être faits de soltanis ou même de grosses tfefahs en filigrane, c'est selon les moyens des familles.

le skhab est monté aussi avec des hssaks hjars et anjassa hjar avec mkhatefs assortis, c'est un bijou qu'on offre à la mariée au même titre que le khalkhal, mahzma ou makiess !


Composition du skhab à l'ambre

skhab noir amber, grand collier noir d'ambre et de pièces en or, fait de petits cœurs façonnés mains réalisés à partir

d'ambre,

clou de girofle

mesk, musc

sissane ( argile) qui sert aussi à effacer les écrits de l'école coranique,

extrait de parfum

madda pour colorer, autre article! produit pour tatouage ( harkous ), le tout mélangé dans des proportion de façon à obtenir une pâte.

puis façonnée en de petits cœurs , parfois de petits trèfles pincés sur 3 trois côtés
 percés à l'aide d'une aiguille et mis à sécher.

puis ils sont montés et assemblés en 4 longs rangs, intercalés par des hssaks ( bijoux cylindriques en filigranes en or massif ), avec une wassta , rihana ou khomssa généralement  ( gros sujets placé au centre du skhab ) avec des mkhatefs pour l'accrocher aux épaules traditionnellement.

Sur cette photo, vous remarquerez le skhab noir bel hssaks à l'ambre et le lawh  et celui aux louis plus haut.
 Henné bel louchi aux mains 




Dans les familles aisées, on porte les deux skhabs
jamais celui aux perles seul, contrairement à celui de l'ambre qui est porté seul.

Mkhatefs dhab, hssaks dhab, khomssa dhab, necessaires pour skhab , les mkhatefs sont en louis ou en coeur!



plus tard vers la fin 1940, ont été introduits toujours par les juifs car il faut reconnaitre qu'ils étaient de grands orfèvres à Bône , le cordon ou cravache, énorme collier de multiples formes,  avec une sorte de boitier au centre et une longue chaîne torsadée grosse comme le petit doigt presque et ajustable en fonction de l'humeur de chacune et des colliers sous diverses formes ainsi que le corail .
des colliers et des chaînes sous diverses appellations !
okda, tour de cou, cordon grazziella et multiples parures qui trouvent leurs origines dans les anciens bijoux


les premiers colliers ( 3okda )




Cléopâtre, tour de cou dont l'ancêtre et le madbah dépourvu de pièces de louis

récemment on voit "le " cravache graziella, chaîne torsadée avec motif ajustable selon que l'on veut qu'il soit long ou au ras du cou en or.

L'authentique ceinture ( mahzma bel kélwa avec un doublon central ) composée de pièces de louis Napoléon véritable et son bracelet montée de pièces authentiques qui n'existent plus,  et le bracelet authentique vieux bijou bônois très lourd qui n'a rien à voir avec celui importé d’Arabie par les pélerins !

La mahzma ces derniers temps est montée de louis sertis de filigrane, çà prend moins de louis d'ailleurs qui se font rare presque introuvables à 22 carats .


Authentique bracelet louis bônois

nos tenues sont cintrées à l'aide
d'une ceinture en or composée de louis ou de doublon ou de dollars en or et se ferment avec un bijou nommé fom mahezma ( fermoir de dimensions différentes en or )
 ces dernières années on a vu apparaître des mahzma dont les louis sont sertis de filigrane, les louis d'origine n'existent que chez les vieilles familles, ils sont rares ou introuvables.

Les khlekhels, el yed wel rjel en or, pièce maîtresse avec mahzma , khayt ejawer, makiess et bagues qui font soutret el hammem!
bijou porté aux chevilles et aux poignets



Autres bijoux anciens
lira de différents modèles

anjassa ou rihana ouvrable où on garde précieusement des sourates de corant pour nous prémunir du mauvais oeil ou de minuscule flacon de parfum pour l'avoir à portée de main car jadis on ne prenait qu'un mouchoir brodé et un éventail, pas de pochette, ce n'est que plus tard qu'on a commencé à prendre des pochettes pour les fêtes.
On a toujours à la main un petit mouchoir dès notre petite enfance !



laffa 3ziza mieta


 Authentique caftan bônois b chwek zlebia w jrars,  triq jrana, triq le3nab  w chiir ; à  manches longues et petites fentes sur les côtés chiir . plus bas !

Parfois on ne porte que chawchna w jbin, d'autres fois que le jbin d'autant plus si c'est l'été et si la jeune épouse est enceinte, on ne porte pas de mahzma mais un ruban en satin bleu ou rose, jamais de noir ou de blanc, considérée comme des couleurs de mauvaises augures pour des ceintures ! en guise de ceinture.
En fin de soirée , on enlève tous les bijoux et tenues lourdes pour ne porter qu'une robe du soir avec de fins bijoux !


Gandouret sder b chwek zlébia w sder à rangées choisies par la maman de la mariée !

Authentique caftan bônois


Caftan tall


gandoura sautage


gandoura tall


3okssa tall portée après que l'on ait séché ses cheveux pour les cérémonies , fêtes de mariages et khalwa, on a aussi celle brodée à la fatla de maman, faudrait que je la trouve à la maison familiale


okssa ou 3okssa hsseb bou sabaa potée après que l'on ait séché ses cheveux ave la okssa en tissu éponge au quotidien


mharems hrir w ftouls barchem pour laffa et kmem délia horra


coussin ou carrya, milieu de lit aux points de croix ( hsseb ) vont en paires 


pochette ou petit mouchoir brodé que l'on prend toujours, il ne sert pas pour se moucher, mais pour s'essuyer en se tamponnant  le vidage si on sue !!



machata, petit tablier brodé que l'on met lorsqu'on se maquille




3okssa ou okssa hsseb bou tléta, chaque rang à un nom



broche bébé


vieille bague ciselée, gravée  étoile d'amour et incrusté de rubis


hdeyeds dhab


maquiess le3jab, or blanc et jaune en double

 hdida hjar or et argent, très vieux modèle, tapissée d'or à l'intérieur et sertie de chutes de diamant avec bague assortie, très vieille, côtés ajouré et interieur en or


 hdida , ancien bijou or blanc et jaune à clou ( qui s'ouvre )

 makiess el gamh

 makiess jamouss fines bandelettes taillées dans le jaie, gemme organique comme les perles et le corail et introduites dans les bracelets en or et maintenues de minuscules rosaces en or ou en damier comme ici , et karnouna



  khlela ou khlelettes lorsqu'elles vont en paires pour fixer les châles de nos grands mères en hiver sert aussi de broche , celle ci a été montée pour ma fille, elles sont plus grandes d'habitude !


frouds m'charefs que l'on ferme avec du fil solide ( photo web ) ( boucles d'oreilles de nos aïeules ), elles en portaient jusqu'à 4 par oreilles et çà provoquait des déchirures et des déformations du lobe souvent !!! Le multiple percing date d'il y a des lustres !!


makiess jawher et jamous ( bandelettes en ruban taillée dans le jaie ( photo web )

A part les 2 derniers bijoux marqué web, tout le reste nous appartient, désolée mais j'ai du cacher les visages les personnes de ma famille dessus refusent d'être publiées sur le web !
A suivre
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Author

AuteureBlogueuse Culinaire Algérienne depuis 2007, Ma cuisine est dédiée à la gastronomie du terroir Bônois, mes inspirations culinaires personnelles et familiales , recettes oubliées, anecdotes, us et coutumes ancestraux de ma ville Annaba ex Bône !
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