Mloukhiya ou mouloukia ou mouloukia est un plat de corète en poudre, plat royal des pharaons, originaire d'Egypte qui s'est répandu aux pays de l'Orient et du Maghreb dont Annaba en Algérie, Tunisie et Lybie où elle a été cultivée et séchée puis réduite en poudre au contraire de le son pays d'origine où les feuilles sont consommées fraîches et plutôt façon soupe gluante.
Mloukhia fut méconnue en Algérie et ses propres habitants à quelque chose près, ignorent que ce plat existe à Annaba jusqu'à l'arrivée de la télévision, on ne se connaissait pas entre nous d'ailleurs tellement le pays est vaste et pas les moyens ni l'infrastructure pour voyager même pas dans nos esprits et le colonialisme aidant, faisaient que chacun resta chez lui.
Ce plat de mloukhiya est pourtant bien enraciné de notre terroir bônois mais l'Algérie qui n'a pas une politique de grand tourisme, sa gastronomie resta longtemps dans les tiroirs et faisait que l'on attribue toujours cette recette à la Tunisie à tord puisqu'elle tient son origine d'Egypte.
Il faut savoir que l'on a un passé commun avec la Tunisie du fait des comptoirs Carthaginois installés tout le long du littoral bônois où les échanges commerciaux et autres s'effectuaient grâce à Rome l'antique, qui était à l'origine des échanges commerciaux entre l'Orient et l'Occident.
Les échanges se faisaient grâce aux caravanes qui partaient pour une longue période à travers les pays et le Sahara, échangeaient les produits locaux et occidentaux sur toute la traversée des villes et des pays.
Même chose au retour mais une fois arrivés à Bône certains convois étaient expédiés en Tunisie via Bouna la romaine.
La Tunisie n'avait que cette porte qui est le littoral bônois et son port pour permettre aux comptoirs carthaginois installés tout au long pour s'approvisionner en denrées alimentaires et autres.
Arrivée à bon port, cette mloukhiya qui au départ était sous la forme de feuilles vertes fraîches et sous l'effet des chaleurs torrides des saharas, se retrouvait réduite en poudre, ce qui a contribué au bon stockage de ce produit pour de longues périodes et dont la préparation et cuisson ont pris une autre forme pour la réhydrater avec une sauce adoptée par nos ancêtres.
Maintenant, reste à savoir qui a emprunté la mloukhia à l'autre puisque tout arrivait à Tunis via Annaba.
l'Algérie est un immense pays très convoité et n'a jamais cherché à faire dans le tourisme pour faire connaitre ses us et sa gastronomie mais se contentait de ses richesses naturelles, c'est un tord d'ailleurs !!
Un plat que l'on prépare le nouvel hijri du calendrier musulman pour dit-on bénéficier d'une année prospère et verte ( aam akhdar )!!
Avec une tehrissa ( pâte d'épices bônoise ) faite d'ail , de carvi, de coriandre et de piment réduits oiseau ( felfel qalb sardouk ) en purée que l'on ne doit en aucun cas faire revenir dans l'huile chaude, afin de ne pas brûler l'ail qui deviendra amer et gâcherait le goût de la mloukhia !
C'est un plat long à cuire, qui mijote de 3 à 4 h de temps à feu doux, jusqu'à ce que l'huile remonte en surface signe d'une parfaite cuisson.
Il ne faut pas saler dès le début, car la préparation, volumineuse au départ sera réduite et il y a risque de gâcher le plat, on sale quand le volume de la mloukhia sera réduit au tiers et par précaution.
La tomate n'est utilisée que si on prend une viande autre que le mouton car le mouton dans les plats se suffit à lui même comme disait maman !!
La recette de mloukhia reste la même que ce soit pour les viandes ou les tripes ( panse-kercha ), donc vous ne changeriez que le type de viande.












Je ne connais pas une très belle découverte pour moi
RépondreSupprimerBonne soirée bisous
Je ne connaissais pas du tout, merci de nous partager ta recette
RépondreSupprimerBelle soirée
Je ne connaissais pas la corète, c'est une découverte. Bonne soirée et gros bisous
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