GANDOURA DE ANNABA- COUPE ANCESTRALE AMPLE AUTHENTIQUE- KHRATS- ROKBA ET WECH 3ANDI FIK

 




Gandoura authentique bônoise. Gandouret Annaba dans sa forme et sa coupe initiale ancestrale.
G'naders ou gandouret Annaba est composée de khratats w rokba et wech 3andi fik.
Authentique coupe ample de la gandoura bônoise authentique ancestrale,
brodée tall, sautage, fatla, en fait, toutes les gandouras ancestrales bônoises sont amples et sont coupées de telle façon pour permettre aux femmes bônoises de s'assoir par terre.

G'naders Annaba ، قنادر عنابة، ne sont pas des robes fourreaux, étroites et collées au corps.
Tels des juste au corps que l'on portait autrefois lors des mouvements d'ensemble le 5 juillet lorsque nous étions collégiens et lycéens.
Les habits bônois (tbedels) des fêtes prennent en général le nom de la coiffe utilisée.
Lorsqu'on dit 3roussa msadra b dlela, on parle de toute la panoplie qui va avec, qtina, jbin, chawchna, tessriha, zinet el khad, tebdila d'hab en étoffe précieuse blanche (tebdila el bayda), qui peut être faddi (bleu ciel)ou lawzia(vert pâle) et caftan le3roussa par dessus ou pas d'ailleurs, car on peut être en tenue d'apparat sans la caftan et c'est aussi une des particularités vestimentaires du patrimoine bônois, ainsi que pour la laffa, el laffa englobe tous les bijoux , m'harems lehrirs bel ftouls barchem, ra3acha, jbin w chawchna, zinet el khad aussi pour les plus aisés ainsi que les habits
La gandoura bônoise est ample, dissimule les formes et permet une aisance lorsqu'on s'assoit par terre .
Elles sont coupées et assemblées avec des découpes typiques ancestrales.
Rokba (ركبة)w khratats (خراط) pour l'ampleur, wech 3andi fik (وش عندي فيك) littéralement je m'en fout signe de haussement d'épaules, des petites bandelettes aux emmanchures festonnées ou plissées auxquelles sont fixées des petites emmanchures crochetées de fil en soie neutre ou argenté ou doré et même en coton très fin pour les gandouras du quotidien et des des petites réunions. Les kmems ou emmanchures longues qui cachent les bras (sotra) en voilage précieux sont réservés pour les grandes cérémonies. Se portent tombantes ou pliées et sont fixées par des crochets or (mkhatefs d'hab) du skhabs aux épaules et avec mahzma à la taille.
Nos grands-mères les nouaient au dos une fois pliées.
Kmems délia ou maadnouss sont portés aussi bien par les jeunes femmes que par nos grands grands mères quotidien et évenement.
Tejyiba (تجيببة) un rang ou deux à trois plis superposés au dessus de l'ourlet qui permet d'allonger les gandouras en cas de rétrécissement au lavage ou prise de poids, on en défait par rang au besoin.
On emportait dans notre sandouk, des robes cocktail ou des caftan légers que l'on portait en fin de soirée et pour rentrer.
On ne clochardisait pas la coupe de la gandoura.
On avait des robes même courtes autrefois.
La jeune mariée ou jeune femme portait le haïk pour sortir lors des fêtes. La mleya n'était pas portée par les jeunes femmes pour aller aux fêtes.
La mleya est réservée pour le quotidien.
Nos aïeules possédaient deux mléyas, celle réservée aux sorties et invitations et l'autre pour le quotidien. Il en est de même pour le 3jar (voilette), celui des cérémonies.
Le 3jar bônois est spécialement long, il tombe pour couvrir la poitrine c'est cela le but de sa longueur.
Il est brodé de fatla, de tall, de hsseb, de point de coco ou juste d'une bordure de dentelle ou de fins picots au crochet.
Partagez mais ne piquez pas les détails de mes contenus qui sont inédits et que nul n'a relaté avant moi. Merci.

De son vrai nom soutache la passementerie sautage est un fin galon tressé et structuré argenté ou noir soyeux, brodé et appliqué tel tarz el fatla en double rangs juxtaposés et suit un dessin défini (rachma) autour de l'encolure, ourlet et en bandes (j3abs) autour des ouvertures du caftan bônois des petites cérémonies familiales.

Quant au tall qui est un fil métallique or ou argent dont la broderie se fait grâce à une aiguille spéciale plate au chas large en argent que nous montions chez le bijoutier.
La broderie tall authentique est introduite à travers le tissu pour être coupé et les extrémités rabattus à l'envers à chaque point, le tall ne peut pas être cousu comme un fil ordinaire en continu car très rigide.

Fatla, tall et soutache sont des broderies dont Bône d'antan détient l'exclusivité, ce fil en or authentique pour broderie était vendu à l'époque bel oukia chez le bijoutier.

La gandoura bônoise est ample grâce à cette coupe typique , elle permettait à nos aïeules de s'installer aisément par terre sur les matelas, bssattats hrir et tapis.
Et d'où le port de la mahzma, ceinture de louis d'or qui marquait la taille.
La gandoura ancestrale bônoise est portée obligatoirement avec des kmems, des manches longues en voilage précieux longs pour les grandes fêtes ou courts crocheté avec un fil en soie (hrir barchem) ou coton très fin .
Autrefois, la gandoura bônoise se portait sur le caftan du quotidien dont les manchettes laissent passer les kmems pour abriter les bras des femmes et la fente des emmanchures était largement échancrée avec une fine broderie de fatla (3waynettes ou ch3ir ou mini gnaouias) pour plus d'aisance aux mouvements des membres supérieurs car les habits sont lourds et épais d'autant plus en hiver, le caftane bônois faisait office de vêtement de préservation du froid. Seules les manches qui sont courtes étaient brodées de fatla avec une fine broderie en bordure (l'hachia).
Les kmems sont généralement fixés à une hassara façon mini qat, sorte de bustier qui maintenait la poitrine et vient se poser sur une chemise en étamine brodée de Richelieu ou fine broderie anglaise à l'encolure et aux bords des emmanchures(kmeja) au dessus nos aïeules portaient une dakhla en soie ou satin broché spécial pour sous vêtement féminins.


Tbedels ou tebdila, sont une étymologie typique bônoise désignant des habits fait d'étoffe précieuse et des changes de vêtements de grandes cérémonies où la bônoise apparaît avec plusieurs changes avec des coloris et des broderies différentes.
La jeune femme beldia mariée est toujours accompagnée par sa belle mère ou sa mère lors des fêtes, nos aînées se chargeaient de nous aider à nous changer et à remettre ou changer de coiffe pour le foulard en soie qui doit être de la même couleur que tebdila. De ce fait , m'harems lehrirs bel ftoul sont au nombre des habits avec les mêmes couleurs.

Les kmems délia longs peuvent être retroussés (melwiyines) en été et fixés sur les épaules avec les crochets (mkhatefs) du skhab et sur les côtés avec mahzma. Ce qui les empêche de glisser et tomber .
Ces kmems délia ou maadnouss sont portés par nos grands mères et les jeunes épouses aussi bien lors des grandes fêtes que pour le quotidien .

Mémé Manouba Chaker en tenue et coiffe, dléla du quotidien.
Ce que beaucoup ignorent, ce sont les particularités et le mode d'habillement de nos aïeules aussi bien lors des fêtes que pour le quotidien où les coiffes étaient une obligation qui appuyait le côté pudique (hechma ou sotra) de la femme bônoise dont les cheveux sont couverts par ces coiffes précieuses et ce pour le quotidien où les fêtes.
Dlela des apparats et celle du quotidien,
laffa qui comporte le foulard (Mharma hrir)en soie et le cône chéchia des apparats et celle de nos grands mères étaient des coiffes portées par pudeur pour cacher la chevelure des femmes bônoises.
Jeunes et moins jeunes nos grands mères portaient les coiffes au quotidien pour les plus aisées ou simplement des foulards en soie, khali wosto, mharem chémi, hrir, bien souvent avec machmoum el yasmines ou une mini guirlande qui est fixée au niveau de l'oreille ou un oeillet, kronfol w yasmines 3la yetmeylou, la couronne et le collier de jasmins montés sur fil chaque après midi boutons encore fermés qui s'ouvriront au coucher du soleil pour laisser trainer des senteurs suaves à chaque mouvement et passage de noa aïeules.

La couronne de jasmins était souvent montée avec des boutons de jasmins et était placée en parallèle avec le jbin sur la tête des bônoises lors des fêtes, les jasmins s'ouvriront à la tombée du jour et formaient une couronne naturelle qui rivalisait avec le jbin b diamont iwal3ej et brillait de mille feux.
Beaucoup de particularités et de rituels délicats et précieux propres au patrimoine vestimentaire et culturel typique de la ville de Annaba sont tombés dans les oubliettes qui pourtant ont fait la splendeur de la vie des bônois de souche.
Envahie par le poids du progrès, Annaba s'est retrouvée démunie par ce même progrès qui a clochardisé ses us et ses coutumes, sa gastronomie, son mode de vie authentique, ses enfants dépassés par ce progrès qui défigura le visage de leur Ville, ont quelques parts cédé la place et baissé les bras et ont préféré préserver leur particularités et leurs trésors par crainte de les voir noyés dans une masse qui ne comprendra jamais ces affinités propres aux authentiques bônois. Ce qui qui contribua beaucoup au déclin et à la non reconnaissance de notre ville qui fut pourtant
un royaume et l'une des plus anciennes cités de l'Algérie.
Ce qui est une énorme erreur qui ne rend pas service à notre Bône d'antan.

Les mémoires vives qui sont les seules qui avec leurs témoignages et leurs récits sont aussi négligées par les autorités en place qui eux mêmes ignorent et méconnaissent les authentiques us et traditions bônoises pour chercher à les mettre en valeur mais se contentent des ouïes dire de ceux qui n'ont absolument rien à voir avec le vrai passé de Annaba, est-ce de l'ignorance du fait qu'ils ne sont pas originaires de la ville où de la négligence voulue pour ne pas hisser l'authentique passé de Annaba et son histoire et son patrimoine.
Ceux qui essaient de raconter Annaba sont pour la plupart du temps des personnes qui ne sont pas des authentiques bônois car naître dans une ville ne veut en aucun cas dire être un autochtone et en l'absence de ses propres enfants qui ont baissé les bras , ils rapportent des histoires entendues çà et là par ouïes dire ou à travers des brus qui ont contracté des liens par le mariage avec les enfants des beldias ou authentiques citadine de Bône .
On ne pas connaître les détails d'un lieu donné si on n'est pas né et vécu dedans avec nos ancêtres gardiens du temple.

Pour les gandoura et caftan brodées de fatla
Le tarz bel fatla ou broderie fil d'or véritable suit une symbolique et ne se fait pas au hasard.
Il se fait selon un ordre établi avec des rangs différents.
La broderie ou tarz bel fatla se fait avec deux fil de fatla parallèlement posés l'un collé à l'autre et fixés au velours en leur centre avec deux point de fil, ce fil avec lequel est fixées la fatla est passé sur sa longueur dans la cire d'abeilles ( chahd ennahla) pour le consolider.
Certains motifs ancestraux ont disparu et ne sont plus brodés
Zawzet ejrana,
triq le3nab,
triq el yasmine ,
triq el ward,
triq louis,
3waynettes,
louchi,
ch3ir
hssaqs ou haska, bougeoir ou cierge
jrars
gnaouia,
lanjassa, poire
ghissa, des points de fatla superposés et piqué dans le velours pour obtenir in motif en relief, ancien aussi
chmaïssa, ancien modèle de fatla qui imité le soleil avec plusieurs tours de fatla en rond et terminés par des pointes imitant les rayons de soleil
zlébia
et j'en passé.
Chweks qui sont des pyramides pointues souvent terminées à leur sommet de hssaqs ou lanjassa
Ces hssaqs on les trouve sur le tronc en angles au niveau du thorax et des sommets des jrars des fentes sur le côté, jrars ou tarz en colonnes entre chweks si on opte pas pour les longues hssaqs entre les grandes pyramides.
Zlebia qui suit un trajet régulier en biais, en ligne droite ou verticales pour remplir les chweks dont le pourtour sera fini avec des 3waynettes.
Autrefois, du temps de nos ancêtres, ils démarraient le tarz avec des rangs multiples sur une bonne largeur façonnant un schéma bien défini que l'on trouve sur les anciens cfatens le3roussa. À ras de l'ourlet c'est aussi une tresse de fetla ou du quitane qui était appliqués au départ du tarz.
Il faut savoir que les fils dont est composée la fatla est fait d'or authentique, le 3dass et quontil s'achetaient chez le bijoutier au poids(oukia), les aiguilles du tall étaient montées chez le bijoutier, ce sont des aiguilles spéciales plates à chas large et très fines et aiguisées . Dfer et chweks finissaient avec des hssaqs pointues qui liaient le dfer aux chweks.
Même si chawka n'était pas haute, sder est toujours chargé et arrive en bas de l'abdomen pour gandouret esder.
Il y a par contre il la gandoura que l'on nomme rakba w dfer et là le tarz est moins chargé, gandoura b rakba uniquement ou gandoura rakba w dfer louchi.
Le caftan, j'en ai parlé en 2015 dans un article sur le blog bien avant que n'apparaisse ce brouhahas sur la toile.
Une habitude néfaste qui porte préjudice au patrimoine algérien en général que d'ignorer les bons faiseurs de longue haleine et silencieux pour mettre en avant ceux qui n'ont fait que voler les travail des autres avec un tapage inouï comme si cela venait d'eux.
Kmems délia- manches en voilage précieux longues

Gandoura 3ali bônois  ( majboud) marchoucha





Assises par terre sur des bssatates à la bônoise avec des gandoura authentique ancestrale.

Grand-mère à 16 ans et à 60 ans


Grand mère Manoubia .
Rakba de la gandoura bônoise et habit du quotidien de nos mères et grands mères autrefois. 
L'encolure de la gandoura de nos aïeules n'était pas profonde mais juste coupée suffisamment pour laisser passer la tête
Kmems retournés (melouyines )et noués dans le dos, la tête couverte (ras mghatti) bel mharems hrir khali wosto, coiffe et chéchia (grand cône échancré à sa base afin d'épouser la forme du crâne) en velours grenat qui se termine par un petit cône en or (kambou3a d'hab) et 3lej louis autour du visage pour maintenir la coiffe sur la tête.
Tekrita foulard en soie qui maintient le premier foulard qui couvre la tête afin qu'il ne glisse pas.
A noter que le jbin a la même fonction, il maintient mharems lehrir bel ftoul hrir barchem et les empêche de glisser d'où la kofia en maless remplacée plus tard par de la percale en coton qui sert de base pour la laffa et maintient mieux le foulard en soie (mharmet lehrir). Sans cette kofia qui est une sorte de bonnet que l'on place sur les cheveux et sous les foulards en soie tout glissera.







Kmemettes ou mancettes sous wech 3andi fik crochetées hrir barchem




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