BRODERIE FATLA OU FIL D'OR AUTHENTIQUE SUR VELOURS- HABITS DE FÊTES ANCESTRAUX BÔNOIS- طرز الفتلة الاصيل.عنابة
Tarz el fatla suit un code bien défini, la broderie ne se fait pas au hasard ni au gré des personnes autrefois.
Tarz el el fatla dans la tradition bônoise authentique, la fatla est fixée au velours doublé de Jim. Rachma ou motifs ou dessins sont calquée ou dessinée à l'intérieur avec une craie plate spécial marquage sur velours génois, puis, on faufile à l'aiguille et du fil jaune les contours du dessin au point "avant", ainsi le traçage au fil jaune du modèle de la broderie fatla apparaît sur le velours et à partir de là le tarz commence .
Ce sont deux fils latéraux qui sont alignés et sont piqués côte à côte en leur centre pour que le fil n'apparaisse pas et pour obtenir un travail propre.
Ce fil jaune doublé qui sert à maintenir la fatla est passé sur toute sa longueur dans la cire d'abeilles pour le consolider.
Les rangs ou triqs diffèrent et sont brodés parallèlement et côte à côte des rangs déjà brodés.
Certains motifs ancestraux ont disparu et ne sont plus brodés
Zawzet ejrana,
triq le3nab,
triq el yasmine ,
triq el ward,
triq louis,
3waynettes,
louchi,
ch3ir
hssaqs ou haska, qui peuvent être courtes ou assez longues placées entre deux chweks
jrars, généralement des bandes de fil d'or fatla qui sont placées sur les côtés au milieu des khratats ou de part et d'autre des chweks ou sur le pourtour du caftan .
gnaouia,
lanjassa, poire
ghissa, des points de fatla superposés et piqué dans le velours pour obtenir in motif en relief, ancien aussi
chmaïssa, ancien modèle de fatla qui imite le soleil avec plusieurs tours de fatla en rond et terminés par des pointes imitant les rayons de soleil
zlébia
Triq louis qui n'est pas à la portée de tous est spécialement faite pour sertir et bien fixer le louis d'or authentique, ce ne sont pas des breloques qui pendent.
Pour l'anecdote.
Du temps de mémé Hnaïfa, native des années fin 1800, il y avait ce qu'elle nommait dar lem3alma. Des ateliers d'apprentissage de tarz el fatla tenus par des terzis juis à la place d'ar..mes .
Grand mère racontait qu'elle emmenait sa fille ainée 3amti Bornia pour qu'elle apprenne comment se fait le tarz et comme elle ne voulait absolument pas que sa fille entre dans l'atelier, c'était elle qui allait parler au maître de l'atelier en lui disant que sa fille attendait dehors et qu'elle voulait choisir un modèle de tarz pour commander une gandoura, le tarif lui donna un grand choix, elle le montra à ma tante qui regardait méticuleusement comment était placée la doublure, rachma, le faufilage, l'extrémité de la fatla qui était enfoncée dans la double épaisseur des tissus car on perforait le velours pour faire passer le fil d'or et bien le fixer à l'intérieur avant de commencer la broderie.
En rentrant, 3amti douée d'une mémoire visuelle, reproduisait les modèles avec du fil pour tarh lemtarah (sbewlou) sur de la toile tailleur qui était bien épaisse à une certaine époque.







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